LE SERVICE P.A.R.Q.

 

Service de Prévention Spécialisée : Prévention Action Rue et Quartiers

 

Adresse : 1 Rue de Châteaugay
63118 CEBAZAT

 

Téléphone : 04.73.87.27.95
Fax : 04.73.87.98.17
E-mail : parq-adsea@wanadoo.fr

 

Stève PEYRIN
Chef de Service Educatif du P.A.R.Q.

DIAPORAMA

Cliquer ici pour visionner le diaporama de présentation du P.A.R.Q.

 

 

I - PRESENTATION

a) Mission :

"Dans des lieux où se manifestent des risques d'inadaptation sociale, le Département participe aux actions visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l'insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles en difficulté ou en rupture avec leur milieu."

 

b) Habilitation :

"Pour la mise en œuvre de ces actions (dites de prévention spécialisée), le Président du Conseil Général habilite des organismes publics ou privés (code de l'action sociale et des familles). C'est sur cette base que la mission de prévention spécialisée nous a été confiée par convention du 23 décembre 1993 pour intervenir sur les quartiers de Champratel, Croix-de-Neyrat, la Gauthière, les Vergnes... ainsi qu'au centre-ville de Clermont-Ferrand.

 

 

II - LE PUBLIC

Les textes réglementaires font référence à la notion large de "jeunes", qui vise majoritairement un public âgé de 10 à 21 ans..., et de leurs familles.

 

 

III - FONCTIONNEMENT

Le Service comprend; d’12 postes d'Educateurs Spécialisés - 1 poste d'Educateur Technique Spécialisé - 1 poste d'Animateur DEFA (13.80 ETP) - 1 poste de Direction - 2 postes Secrétariat-Comptabilité (1.75 ETP) - 1 poste d'Agent de Service (0.17 ETP) et 1 Apprenti Educateur Spécialisé.

Le financement est assuré par le Conseil Général. La ville et l’Etat abondent des actions dans le cadre de la Politique de la Ville.

 

 

IV - MODE D’INTERVENTION

Travail d'équipe, créateur d'opportunités de "rencontre" des jeunes en voie de marginalisation ou relevant de la Protection de l'Enfance, la Prévention Spécialisée s'adresse, de façon complémentaire, à ceux auxquels les dispositifs sociaux de droit commun ne répondent pas ou plus.

 

a) Le travail de rue :

Il s'agit "d'aller vers… entrer et agir sur le territoire de l'autre", se faire connaître comme éducateur, professionnel mandaté pour "être là", pour accueillir et entendre, discerner et donner du poids à la parole de ceux, jeunes et familles, qui ne savent pas/plus où et à qui déposer leur détresse, leur mal-être .

Agir et entreprendre dans la durée et sur un territoire donné, tel que le confère le mandat de Prévention Spécialisée, est un atout majeur :

- car il permet d'accueillir les demandes multiples d'une personne (ou famille) dans une perspective réelle d’évolution pour elle… puisqu'elle permet, par le temps qu'elle confère, de respecter le rythme de sa croissance dans l'humain ;

- pour être présent aux marges de notre société, là où le contexte social est fortement dégradé, … souvent là où plus personne ne va ;

- pour observer, détecter et faire connaître des problématiques nouvelles.

Ainsi, "l'ECOUTILLE" au centre-ville une porte ouverte sur la rue... sur une situation de détresse, de mal-être. C'est une adresse sûre, en toute confidentialité où les jeunes, mais aussi leurs parents, trouvent quelqu'un à qui parler.

 

b) L'accompagnement individuel (jeune et parents) :

Il s'agit de faire place à l'écoute… Ecoute pétrie d'empathie qui appelle, encourage, soutient la parole qui cherche à s'adresser, à "faire grandir" la personne, et à "faire passerelle" avec l'autre, les autres, la société et ses institutions…

Relation intense et de proximité, l'accompagnement individuel est le point d'ancrage de la relation éducative. Il s'agit là de tenir la parole-promesse engagée auprès de la personne, dans le travail de rue par exemple, en étant force de proposition et de discernement ; cela consiste à encourager la prise de conscience en aidant à démêler les fils enchevêtrés d'une histoire souvent reniée, à favoriser son appropriation en en faisant une relecture progressive, à soutenir la croissance en "recollant", au fil des mois, les morceaux épars d'une identité éclatée.

Dans ces perspectives, l'accompagnement doit mettre en œuvre une pédagogie qui va guider au dehors du chemin déjà tracé à l'avance… En d'autres termes, être outil d'"éducation".

 

c) Les activités support à la relation :

Aussi bien pour les jeunes que pour leurs parents, ou en famille, ces activités permettent la rupture,… par exemple avec un lieu de vie stigmatisant,… un mode de vie déstructurant,… des pratiques et conduites aliénantes ou dangereuses, etc.

Elles sont aussi l'occasion de "faire trait d'union" avec le droit commun (démarches collectives, où l'on "s'essaie" à vivre des relations harmonieuses, séjours de vacances), à expérimenter des cadres nouveaux et sécures (sports "à risques", application de règles du jeu), à investir positivement son énergie (entraide humanitaire, chantiers), à découvrir du neuf, à prendre sa part des services communs...

Toutes ces activités n'ont de sens que si elles renforcent le travail d'accompagnement en vérifiant que les changements entendus dans le discours trouvent leur chemin dans les actes.

Ainsi, l'activité "CHANTIERS AGRICOLES". Il s'agit de rétablir la parité travail/argent "tout salaire mérite travail" et de faire en sorte que l'idée même de travail ne déserte pas des quartiers fortement concernés par les économies "parallèles".

 

d) Les actions collectives :

Ils s'agit de favoriser la participation des habitants à la construction de projets liés à l'amélioration de leur cadre de vie et au développement du tissu social ou encore de faire émerger une relation construite avec des groupes d'enfants en structurant leurs demandes.

Plus précisément, on retrouve au cœur de cette démarche des habitants n'ayant qu'une conscience limitée de leurs droits, et n'ayant pas accès à une culture de participation. Ce travail vise donc à leur permettre d'agir sur leur environnement, de (re)acquérir de la dignité sociale, de prendre une place dans la vie du quartier et de (re)conquérir une posture collective adulte.

Ainsi, la participation au "Collectif de Champratel", à la "Dynamisation sociale" à Croix-de-Neyrat, à "la cabane" des Vergnes, à "l'Aide aux devoirs" à la Gauthière.

 

 

V - PARTENARIAT

Notre approche est "globale" avec nos publics : il s'agit d'accueillir toute la personne et donc toutes ses problématiques. Sauf à prétendre avoir toutes les réponses, nous ne pouvons être efficaces qu'en étant inscrits dans un réseau large de partenaires plus spécialisés dans leur approche.

Au plan institutionnel, nos partenaires privilégiés sont ceux de la Politique de la Ville, Etat (Education Nationale, DDASS), Conseil Général, Ville de Clermont-Ferrand, Clermont Communauté,...